MATIÈRES URBAINES
Collage photo des textures de la ville
Fragments d'une ville recomposée
Matières urbaines rassemble des fragments du paysage urbain le plus ordinaire : murs, portes, affiches déchirées, graffitis, surfaces peintes ou marquées par le temps.
Prise isolément, chaque photographie montre un détail banal de la ville. Mais leur rapprochement produit autre chose. Les images s’assemblent, se heurtent et se répondent par leurs lignes, leurs couleurs et leurs matières pour composer une sorte de fresque urbaine.
Cette fresque donne à voir la ville comme un organisme vivant, soumis à un mouvement permanent de décomposition et de recomposition. Les surfaces s’usent, les couleurs s’effacent, les affiches se déchirent, les traces se superposent tandis que de nouvelles formes apparaissent. La ville détruit, recouvre, transforme et réinvente sans cesse sa propre matière.
Le travail photographique prolonge ce mouvement. Le cadrage prélève et isole des fragments du réel ; le collage les rapproche et les recompose. Présentées sans véritable respiration, les images finissent par former une ville nouvelle, reconstruite à partir des traces de celle qui existe.
Matières urbaines propose ainsi un regard alternatif sur notre environnement quotidien. Il ne s’agit plus seulement de photographier la ville, mais d’en observer les transformations, d’en prélever les signes et de les assembler pour faire surgir une nouvelle écriture visuelle.
Une autre ville prend forme sous nos yeux.
























