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Les Tours Aillaud à Nanterre : architecture et regard photographique

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Vue artistique d'un détail d'une des tours Aillaud à Nanterre

Un symbole de l’architecture brutaliste en Île-de-France

À Nanterre, les tours Aillaud, aussi appelées tours Nuages, incarnent l’une des expressions les plus singulières de l’architecture brutaliste française. Conçues par Émile Aillaud dans les années 1970, elles mêlent puissance du béton et poésie des formes. À travers cette série, je cherche à révéler la beauté silencieuse de ces tours monumentales, à la fois urbaines et oniriques. Entre lumière et abstraction, chaque image explore la frontière entre art et urbanisme, offrant un regard d’auteur sur un patrimoine architectural unique en Île-de-France.

                            Jean-François Naturel

Vue en contre-plongée d'une tour Aillaud à Nanterre illustrant sa géométrie spaectaculaire
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Nanterre – Les tours Aillaud : fragments d’un rêve brutaliste

À l’ouest de Paris, les tours Aillaud dressent leur silhouette singulière sur l’horizon de Nanterre. Conçues entre 1973 et 1981 par l’architecte Émile Aillaud, ces dix-huit tours, souvent surnommées « les tours Nuages », constituent l’un des ensembles d’architecture brutaliste les plus emblématiques d’Île-de-France. Leur béton poétique, paré de mosaïques colorées, rompt avec la rigueur des grands ensembles de leur époque.


Dans cette utopie verticale, Aillaud cherchait à réinventer la manière d’habiter la ville, en insufflant une dimension artistique à la géométrie du logement social.

Photographier les tours Aillaud, c’est explorer la frontière entre le rêve urbain et la réalité architecturale. Leur présence monumentale, à la fois massive et ondulante, semble dialoguer avec le ciel changeant de Nanterre. Sous certains angles, la répétition des formes crée une abstraction presque picturale ; sous d’autres, la lumière révèle la fragilité du béton et la poésie des détails.
Cette série photographique s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’architecture moderniste et sur la manière dont le brutalisme exprime la force, la sincérité et parfois la mélancolie de la ville contemporaine.

En isolant ces tours de leur environnement immédiat, mes images cherchent à révéler leur puissance sculpturale, leur dimension quasi onirique. Les mosaïques, les ombres, les lignes courbes deviennent les éléments d’un langage visuel entre abstraction et réalité.
Les tours Aillaud ne sont pas seulement un patrimoine architectural ; elles sont aussi un symbole de la modernité française, une œuvre totale où l’urbanisme rencontre la poésie.

À travers cette série, je souhaite rendre hommage à l’ambition visionnaire d’Émile Aillaud et à cette esthétique brute qui continue d’inspirer les photographes, les architectes et les amateurs d’architecture contemporaine.

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